19 février 2016

A television version of a person with a broken heart

Cette histoire avait pourtant de vraies belles chances de tourner au drame, de se vautrer dans l'inconvenance, la culpabilité et le dégoût de soi. L'ennui c'est qu'elle n'existait que dans ta tête. Les Illusions perdurent, elle s'appelait. C'était une fiction intensément banale, faite de rebondissements aussi inconsistants qu'invraisemblables. Une goutte de lyrisme ou d'alcool de plus et c'était un polar. Tu as tourné la dernière page parce que c'est toi qui l'a écrite, dans le secret de ton insubmersible fierté. Et tout est bien... [Lire la suite]
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04 décembre 2015

Notes pour plus tard #3

1er juin 2003, un dimanche. Il fait une chaleur de plomb et j'embauche le lendemain pour mon tout premier vrai boulot. Je décide de repérer les lieux histoire de ne pas foirer mon entrée en scène, et je pars à vélo pour profiter du soleil. Après avoir pédalé une bonne dizaine de kilomètres sur divers bitumes franciliens tous plus hostiles les uns que les autres, je débarque enfin sur le site, crevée et dégoulinante. Les vélos sont autorisés, je pénètre. Dès l'entrée une foule m'assaille, j'avance avec difficulté et suis bien vite... [Lire la suite]
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18 octobre 2015

Des incroyables propriétés de son sourire

- Stopper le coeur une seconde, ou même 5- Le faire accélerer pour rattraper le temps- Transformer la plume en plomb, et inversement- Courber la musique - Colorer l'indicible en nuances de printemps et d'automnes- Disparaître vachement plus vite que son ombre
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18 juin 2015

2005 (ou "Comment j'ai compris la vie à 28 piges")

On finit toujours par se retourner. On regarde nos petits souvenirs de loin, on les mélange aux grands, ceux des bouquins, ceux des copains, ceux des films... Puis l'on se rend compte qu’après tant de chansons et de larmes, finalement, entre l'amour propre et celui d'autrui il n’y a qu’un pas, et qu'on franchit toujours le premier avant le second. Puis plus tard, on se rend compte que non, en fait. Les sentiments ne sont pas qu’affaire d’hormones et d’ego, de corps en non rencontres, de narcissismes en goguette… On s’était menti.... [Lire la suite]
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25 février 2010

Février 2010

Intermède matinal pour observer que les temps changent : voilà t-il pas que j'aime les gens ! Un peu. Hier encore les grèves des transports étaient des guerres civiles et pour le Francilien stoïque un point de vue imprenable sur l'étendue de l'indignité dont l'homme est capable. Or je suis là sur mon séant, à me réjouir de cette journée à la fois plus courte et plus longue par la force majeure des choses. Le temps de guerre m'a fait traîner un peu dans mon alibi ce matin. A la gare, à moitié endormie, j'achète un jus caféiné et me... [Lire la suite]
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16 octobre 2009

Mardi 9 juin

Hier j’aurais dû Lundi 15 juin. Je tente de donner une suite à cette tentative infructueuse du 9. J’avais des choses à écrire, ce mardi 9, je ne me souviens plus lesquelles. Elles ne valaient pas le coup. L’idée du vide autrefois insupportable me paraît absurde désormais. On vit, c’est tout. C’est sauvage et c’est beau. Ou pas, on s’en fout. Il doit y avoir cette oscillation qui nous échappe en toute chose. Non pas un cycle, un éternel recommencement, mais un fil qui monte, qui descend, accélère ou ralenti, mais avance encore et... [Lire la suite]
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12 octobre 2009

Ballade automatique des moutons électriques

> What's happening in the city ? It’s a game with no rulesNot a single chance for you to win La musique électronique a été inventée pour la nuit, pour accompagner les déambulations solitaires et éthyliques entre les lampadaires. Caler le battement du coeur et battre le pavé en mode automatique, suivre la vie qui coule en cadence dans l'éclat des caniveaux. Pourquoi d’autre sinon ? Courir sous la pluie, à L.A. ?
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21 septembre 2009

La différence entre un flacon et une béquille

Pour l'ivresse la vraie, il ne faut se laisser imbiber qu'avec des gens qu'on aime ou avec qui l'on se sent bien. L'ivresse éthylique est une fête où l'on s'oublie un peu, on laisse les autres nous toucher, l'esprit et le corps, même si ce contact là est très accessoire. C'est pas spécialement un temps pour l'amour, plutôt pour une forme de communion. Pas forcément joyeuse, pas forcément lucide, mais pas tellement hallucinée non plus. L'alcool en tant que réconfort n'apporte aucune forme d'ivresse. C'est un analgésique tout à fait... [Lire la suite]
Posté par rasputain à 22:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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