Cette histoire avait pourtant de vraies belles chances de tourner au drame, de se vautrer dans l'inconvenance, la culpabilité et le dégoût de soi. L'ennui c'est qu'elle n'existait que dans ta tête.
Les Illusions perdurent, elle s'appelait. C'était une fiction intensément banale, faite de rebondissements aussi inconsistants qu'invraisemblables. Une goutte de lyrisme ou d'alcool de plus et c'était un polar.
Tu as tourné la dernière page parce que c'est toi qui l'a écrite, dans le secret de ton insubmersible fierté. Et tout est bien qui meurt enfin, quand des années après tu t'amuses de ce tout petit soir où tu t'appliquais à paraître désinvolte quand ce même sourire aveugle te clouait sur place une fois de plus.